Discours de Robert Volut lors de l’Assemblée Générale du 23 mai

La vie de la fict Le 24/05/2017

Chers collègues,

Pendant 15 ans vous m’avez confié la Présidence de la Fédération.

En 2002, lors de nos Assises du 19 septembre, j’avais énoncé les 5 défis que nous avions à relever :
–  L’amélioration de la sécurité des produits ;
–  Le déséquilibre des relations avec nos principaux clients ;
–  Les questions environnementales ;
– Des législations de plus en plus complexes et de plus en plus contraignantes ;
–  La compétition pour une part de la consommation alimentaire.

Notre propos sur la sécurité est à replacer 2 ans après la crise rillettes. Nous avons nettement progressé sur la sécurité alimentaire, grâce à nos efforts en méthode et aux moyens déployés. Nous avons mis en place les chartes rillettes et saucisson sec mais chaque jour est un nouveau défi.

Sur le déséquilibre il s’est accéléré malgré les textes de lois (en 2002 la circulaire Dutreil pour limiter les marges arrières venait d’être en vigueur). Le poids stratégique des distributeurs s’est accru grâce à leur concentration et à la montée de leurs marques. Nous travaillons à l’intérieur de l’ANIA, sur des propositions pour faire évoluer la LME et créer une véritable autorité indépendante d’arbitrage sur les pratiques commerciales.

Les contraintes environnementales se sont précisées, la réduction de l’impact carbone est devenue un sujet majeur et nombre d’entre nous se sont engagés dans une politique de responsabilité sociétale. Des programmes de recherche sur des emballages recyclables ont été lancés et pourraient aboutir prochainement. A l’amont, nous avons participé à la création du service d’équarrissage interprofessionnel grâce à la collecte d’une cotisation volontaire d’environ 10 M€ pour soutenir les éleveurs de porcs.

Sur la capacité française de création de règlements, lois, décrets, circulaires, rien n’a changé.
Les textes se sont empilés sur tous les sujets :
–  Le code du travail et les lois pénibilité et formation professionnelle
– Le codes des impôts nationaux et territoriaux et la montée des prélèvements ;
–  Le code de la sécurité sociale ;
–  Le code du commerce ;
–  Le code de la consommation et l’étiquetage des produits.

Nous avons toujours essayé d’en tirer le meilleur pour nos entreprises, mais que de temps et d’énergie passés alors que la recherche de produits et de marchés est si cruciale.

Nous avons adhéré à INAPORC en 2004, nous en sommes sortis au début 2016. Nous avions pensé que la concertation interprofessionnelle pourrait nous permettre des accords ne nécessitant pas des lois décidées par d’autres. Malheureusement le poids des habitudes françaises, de la puissance publique, du syndicalisme agricole ne l’ont pas permis. Nous avons aussi certainement notre responsabilité dans cette affaire en tant que principal donneur d’ordre à nos fournisseurs.

La compétition pour une part de la consommation (une part de l’estomac !) s’est accrue. En 2002 nous précisions que les produits de qualité supérieure et de valeur ajoutée pour le consommateur seraient l’axe principal de développement de notre industrie. Que la diminution du sel et du gras devrait se poursuivre et que nous devrions travailler sur nos points forts qui sont les vitamines et les minéraux.

Pour conforter l’image de sympathie de la charcuterie, nous avions dès 2002 lancé notre discours sur la convivialité, le plaisir, la praticité.

La crise financière qui a secoué les économies occidentales en 2008 a accentué la guerre des prix et malheureusement nous n’en sommes pas sorti. Le changement de la politique agricole commune en 2003 a fait entrer l’agriculture et l’élevage dans le marché mondial et ses fluctuations de prix.

Les crises successives sur les filières viandes ont fait perdre confiance à de nombreux consommateurs et la charcuterie en ressent les contrecoups. La forte pression des anti-viandes se fait de plus en plus sentir à travers un réseau d’ONG médiatiquement présentes.

Mais 99,3% des foyers français sont acheteurs de charcuterie. C’est notre force. Elle doit être complétée par des exportations car nous pouvons séduire des consommateurs ailleurs que dans notre beau pays.

Pour passer le relai je vous propose de confirmer les axes stratégiques généraux de notre fédération. Ils devront bien sûr être complétés par des plans d’action annuels.

Robert Volut

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